histoire de ma vie
mercredi, mai 03, 2006
Pourquoi pas moi!
Vous êtes les témoins de ma première expérience littéraire!
Parfois j'éprouve des difficultés pour écrire , mais je vais le faire, même si ça prend du temps. J’ai tout mon temps. J'aime ce que je fais. C'est un bon exercice d'ergothérapie pour mes mains, ma mémoire et ça me fait pratiquer mon français.
Par contre ça me demande beaucoup de concentration et la fatigue se fait sentir au bout d'un moment.
Voici donc la petite histoire de ma vie.
Ma famille est composée de neuf personnes dont six filles et un seul garçon ainsi que mon père et ma mère.
Les circonstances font que j’ai dû être hospitalisée à maintes reprises, j’ai donc été séparée de ma famille souvent. Je suis atteinte de spina-bifida. Aujourd’hui je vis en centre d'hébergement. Heureusement dès ma naissance, mes parents ont accepté que je subisse une intervention chirurgicale au cerveau dès l'âge de 3 jours; ce qui était précoce à l'époque. Cette opération m’a permis de vivre plus longtemps. Au moment où j’écris ces lignes j’ai quarante-trois ans.
Petite, les gens faisaient tout pour moi. Je ne faisais rien par moi-même. Je suis restée à la maison de la naissance jusqu’à 7½ ans. Puis j’ai vécu au Foyer de Charité. J’y suis restée 13 ans. J’étais une petite bouffonne.
Je suis allée à l'école Victor-Doré à Montréal; j’ai peu de souvenirs de cette époque.Je voulais vous dire aussi que, mes sœurs, mon frère, ainsi que ma mère sont au Québec.
Dès l’âge de 13 ans j’ai fréquenté l’école Joseph-Charbonneau. Dans mes groupes, il y avait environ 5 à 6 étudiants. J’ai développé de nombreuses amitiés dans cette école car j’y suis restée jusqu’à 21 ans.
À cette époque j’aimais beaucoup faire des mauvais coups. J’ai un plaisir fou entre autres à me souvenir d’un tour que j’ai joué à un de mes professeurs. J’avais étendu sur un plastique, un lubrifiant avec de la farine, à son intention. Celle-ci en s’assoyant, a déclenché un nuage blanc sur sa jupe foncée. Le résultat dans la classe, fut un éclat de rire généralisé; la professeure elle-même riait.
J’aime beaucoup rendre service aux gens. Même lorsque j’éprouve des difficultés, je n’abandonne pas facilement.
Jeune adulte, j’étais une fille très décidée. Je savais ce que je voulais. Je désirais devenir autonome car j’avais un but; je voulais demeurer en appartement. J’y suis parvenue pour une courte période de 4½ans.
J’habitais à l’îlot de la Timonerie qui était situé près des Galeries d’Anjou.
Je peux dire que cela a été les plus belles années de ma vie.
Cette expérience de vie autonome, m’a permis d’avoir plus confiance en moi et m’a aussi donné l’occasion de ne pas regretter mes efforts du passé.
Pendant ma vie adulte, je dois me responsabiliser et ne pas me fier sur les autres.
J’accepte de faire des erreurs et de vivre des échecs mais aussi de profiter des réussites et d’en être fière. Je ne dois pas oublier de me taper sur l’épaule de temps en temps pour m’encourager. J’ai appris à me faire plus confiance.
J’ai réussi à apprendre à utiliser le traitement de texte à l’ordinateur. Je travaille très fort pour améliorer mon français .
J’ai eu un accident en voulant monter les rampes d’un minibus et je me suis blessée, c’est la raison de mon déménagement au Centre d'hébergement Centre-Ville de Montréal. Mon arrivée remonte au 15 mars 2000 et je ne suis pas prête de prendre la poudre d’escampette, car je n’ai pas fait assez damner les résidants(e) et le personnel… Je ne suis pas méchante c’est juste une blague.
Depuis que je suis partie de la maison, j'ai passé à plusieurs endroits différents avant de trouver un endroit idéal.
Je me considère privilégiée d'avoir tout ce que je possède jusqu'à présent.
Aujourd’hui, j’ai la joie de pouvoir vivre ma vie sans visiter un psychologue à chaque semaine. Je suis fière de moi, car sans trop m’en rendre compte; je réussis à améliorer mon caractère. J’ai trouvé par moi-même des moyens pour que ma vie soit plus belle. Par exemple me servir de mon humour, ne pas m’arrêter uniquement sur des choses négatives.
Pour terminer ma biographie, je constate que je possède beaucoup plus d’outils aujourd’hui, pour faire de moi une femme heureuse de sa vie.



